Le budget du tourisme espagnol a considérablement augmenté

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  • Les chiffres optimistes du tourisme espagnol indiquant un rebond au troisième trimestre s’éteignent à la suite du ralentissement dû aux derniers verrouillages imposés après la deuxième vague de COVID-19. Le tourisme espagnol doit recevoir un budget plus de 331% supérieur à celui de 2018.

    Les prévisions publiées par la Commission européenne confirment récemment le pire ralentissement économique à venir. Les chiffres pour l’Espagne continuent de baisser, estimant une baisse de 12,4% du PIB cette année, un point et demi de plus que les prévisions de juillet. De plus, la reprise sera plus lente que prévu et se produira progressivement au cours des deux prochaines années, avec une croissance de 5,4% l’an prochain et de 4,8% en 2022.

    Le budget du tourisme espagnol en 2021 s’élève à 1349,5 millions d’euros, ce qui représente une augmentation de 1036 millions ou 331,29% par rapport au montant prolongé en 2018, une augmentation considérable grâce aux 1121,6 millions d’euros d’investissement alloués au titre du programme de la Facilité de relance et de résilience de l’UE .

    Le programme budgétaire comprend un total de 683 millions d’euros alloués aux “ Plans de durabilité du tourisme à destination ” et 143 millions pour promouvoir la numérisation du modèle touristique, avec pour objectif que l’Espagne continue d’être un leader en matière de compétitivité.

    Une partie des fonds a été consacrée à des stratégies de résilience du tourisme dans certains territoires extra-péninsulaires, notamment les îles Canaries, les îles Baléares, Ceuta et Melilla. Des stratégies de résilience spécifiques seront créées pour les îles Canaries et Baléares en 2021, avec 20 millions d’euros pour chacune des communautés. Ceuta et Melilla suivront également des programmes spécifiques pour promouvoir des offres de tourisme et d’hospitalité durables, recevant 3 millions chacun.

    Une économie comme celle de l’Espagne, si dépendante du tourisme, paie cher le prix du coronavirus. La contraction de 12,4% cette année est la plus élevée de la zone euro, au-dessus de celle de l’Italie (9,9%) et de la France (9,4%), et contraste fortement avec celle de l’Allemagne, qui a réussi à la limiter à 5,6%

    Dans le même temps, les chiffres du déficit et de la dette continuent de paraître pires. Cette année, le déficit espagnol sera de 12%, passant à 9,6% en 2021. Concernant la dette, elle montera en flèche à 120% cette année et les deux suivantes. S’il est vrai que les règles budgétaires du pacte de stabilité et de croissance sont suspendues, et le seront au moins tout au long de 2021, cela n’empêchera pas l’Espagne de devoir faire face à un endettement élevé à un moment donné.

    Bruxelles a souligné l’importance des ERTE (le système de congé espagnol) et d’autres mesures pour limiter les pertes d’emplois; malgré cela, le chômage est passé à 16,7% cette année et continuera de le faire l’année prochaine lorsque le retrait progressif de ces mesures de soutien commencera. Jusqu’en septembre, 2 621 millions d’euros ont été alloués aux ERTE de l’industrie du tourisme.

    LE TOURISME ESPAGNOL DYNAMISÉ PAR UN BUDGET GÉNÉREUX, UN RALENTISSEMENT ÉCONOMIQUE PRÉVU DE TOUTE MANIÈRE

    Au niveau de la zone euro, l’UE reconnaît que la deuxième vague de COVID-19 a interrompu une reprise qui ne faisait que commencer, et maintenant la pandémie pose un scénario de grande incertitude. Dans ce contexte, il prévoit une contraction de 7,8% du PIB dans la zone euro cette année, avec des reprises projetées dans les deux prochaines: 4,2% en 2021 et 3% en 2022.

    «Le rebond de l’Europe a été interrompu en raison de la résurgence des cas de COVID-19. La croissance reviendra en 2021, mais il faudra attendre deux ans pour que l’économie européenne soit sur le point de retrouver son niveau d’avant la pandémie », a déclaré le commissaire européen Paolo Gentiloni. Dans cette situation, le commissaire demande le maintien des politiques nationales de soutien à l’économie, et demande instamment l’approbation rapide du plan de relance européen afin de permettre sa mise en œuvre effective au premier semestre 2021.

    Le rêve d’une reprise rapide a été écrasé par la deuxième vague de la pandémie qui a contraint les pays à rétablir des verrouillages à des degrés différents, mais tous réduisant la marge de l’économie pour revenir à sa pleine capacité. Dans ce contexte, la Commission européenne a révisé ses prévisions, confirmant le ralentissement très attendu; néanmoins, il y a une fiabilité relative étant donné l’incertitude dans laquelle tous les pays évoluent.

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