Tofacitinib, ARMM biologiques associés à un risque accru de zona chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde

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  • Traitement avec des médicaments antirhumatismaux modificateurs de la maladie biologiques associés à un risque global, une incidence et une récurrence plus élevés du zona chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

    Selon une étude publiée dans Recherche et thérapie de l’arthrite.

    Les patients atteints de polyarthrite rhumatismale ont un risque significativement accru de zona. Des recherches antérieures ont suggéré qu’il existe une association potentielle entre le zona et les médicaments antirhumatismaux synthétiques modificateurs de la maladie (DMARD), considérés comme la norme de soins pour obtenir une rémission durable chez les patients atteints de PR.

    Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à l’association potentielle entre le zona et les bDMARD et les tsDMARD, qui sont également considérés comme des options de traitement pour les patients atteints de PR qui ne répondent pas de manière adéquate aux DMARD traditionnels. Ils ont mené une étude pour explorer les associations entre les bDMARD de première ligne et les risques globaux, incidents et récurrents de zona chez les patients atteints de PR.

    L’étude a inclus 11 720 patients atteints de PR séropositive à qui un bDMARD ou du tofacitinib ont été prescrits entre janvier 2011 et janvier 2019 à partir de la base de données du Service d’examen et d’évaluation de l’assurance maladie coréenne. Au cours d’un total de 34 702 années-personnes de suivi, 1 686 (14,4 %) cas de zona ont été observés, dont 1 372 (11,7 %) incidents et 314 (2,7 %) zona récurrents.

    Les patients atteints de PR séropositive traités avec des produits biologiques de première ligne ou du tofacitinib se sont avérés à haut risque. Le tofacitinib a augmenté le risque global (aHR, 2,46 ; IC à 95 %, 1,61–3,76 ; P < 0,001), incidence (aHR, 1,99 ; IC à 95 %, 1,18–3,37 ; P = 0,011) et récidive (aHR, 1,99 ; IC à 95 %, 1,18–3,37 ; P = .011) de HZ, comparée à celle du groupe abatacept.

    Le risque de zona incident et récurrent était plus élevé après le traitement par tofacitinib chez les patients atteints de PR qu’après les traitements avec d’autres bDMARD. L’association était significative même après contrôle des facteurs potentiellement confondants, notamment l’âge, l’utilisation de glucocorticoïdes et les comorbidités.

    Cette découverte s’aligne sur des recherches antérieures, selon les auteurs de l’étude actuelle. Infliximab (aHR, 1,36 ; IC à 95 %, 1,06–1,74 ; P = 0,017) a également augmenté le risque global de zona, tout comme l’adalimumab (aHR, 1,29 ; IC à 95 %, 1,02–1,64 ; P = 0,032).

    Les antécédents de zona se sont révélés être un facteur de risque indépendant de zona (aHR, 1,54 ; IC à 95 %, 1,33-1,78 ; P < .001). Le risque de zona chez les patients atteints de PR et ayant des antécédents de zona était environ 1,5 fois plus élevé que chez les patients atteints de PR qui n'avaient aucun antécédent de zona.

    Les résultats ont démontré que le risque de zona est significativement augmenté chez les patients atteints de PR et ayant des antécédents de zona après l’initiation des bDMARD ou des tsDMARD, contrairement à la population générale dans laquelle le zona antérieur peut réduire le risque de survenue.

    Dans l’ensemble, les chercheurs ont déterminé que les patients atteints de PR séropositive traités avec des bDMARD ou des tsDMARD ont un risque élevé de zona. Les auteurs suggèrent que les caractéristiques individualisées et les antécédents de zona doivent être pris en compte lors de la sélection des bDMARD ou des tsDMARD pour les patients atteints de PR, compte tenu des risques de zona.

    Les auteurs de l’étude ont identifié certaines limites dans leur recherche. La durée de suivi du groupe tofacitinib était courte en raison d’une prescription active après 2017, ce qui peut avoir causé un biais par rapport aux autres bDMARD. Les chercheurs ont strictement limité la période de suivi à la survie du premier médicament bDMARD, et les cas de zona survenus après un échec ou un changement de médicament n’ont pas été comptés comme des événements dans la présente étude.

    La base de données HIRA n’a peut-être pas saisi tous les cas de zona. De plus, aucun vaccin contre le HZ n’est disponible en Corée du Sud, ce qui signifie que les informations concernant la vaccination contre le HZ étaient insuffisantes. Les auteurs de l’étude encouragent les recherches futures avec des informations cliniques supplémentaires pour valider l’association indépendante entre l’utilisation de bDMARD et le risque de zona.

    Référence

    Jeong S, Choi S, Park SM, Kim J, Ghang B, Lee E Y. Zona incident et récurrent pour les utilisateurs de première intention de bDMARD et de tsDMARD chez des patients séropositifs atteints de polyarthrite rhumatoïde : une étude de cohorte à l’échelle nationale. Arthrite Res Ther. 2022;24. https://doi.org/10.1186/s13075-022-02871-1

    Source

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