Le télescope spatial James Webb organise une dernière répétition générale pour ses énormes miroirs dorés avant de se diriger vers la rampe de lancement

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  • Le télescope James Webb de l’ESA, de l’ASC et de la NASA a ouvert une dernière fois son miroir principal géant sur Terre avant d’être emballé pour un lancement tant attendu plus tard cette année.

    La structure de 6,5 m, composée de 18 miroirs hexagonaux, a été commandée depuis la salle de contrôle des essais de Northrop Grumman en Californie pour s’étendre et se verrouiller en place de la même manière qu’elle le fera dans l’espace. La seule différence sera l’ajout de certains équipements pour simuler la gravité (ou l’absence de gravité) de l’endroit où il passera sa vie opérationnelle.

    Le test est le point de contrôle final de l’équipe dans une série de qualifications visant à garantir que le télescope et sa multitude de pièces (y compris les 132 actionneurs et moteurs utilisés pour déployer et focaliser les miroirs) résisteront aux rigueurs du lancement et à une longue mission près de la Terre. -Sun L2 point de Lagrange.

    Vérifications finales des 18 miroirs hexagonaux de Webb Pic: NASA / Chris Gunn

    C’est pratique car, contrairement à son prédécesseur Hubble, il y a peu de place pour une mission de sauvetage si les choses se déplacent vers le sud dans l’espace. Les contrôleurs devront faire face à une attente acharnée entre l’allumage de la fusée Ariane 5 qui doit lancer le télescope et le moment où le télescope achèvera son trajet vers son orbite de halo autour de L2 et ses systèmes mis en service.

    Le voyage a été long et coûteux jusqu’à ce point. Initialement prévu pour entrer en service en 2007 pour un coût de moins d’un milliard de dollars, des retards impressionnants et des dépassements de coûts ont poussé les choses à 10 milliards de dollars. Là encore, la construction et le lancement d’un observatoire de cette échelle, avec l’ambition de rechercher la lumière des toutes premières étoiles et galaxies de l’univers, comporte ses propres inconnues.

    Quelques derniers tests sont nécessaires avant que l’observatoire ne soit emballé pour son voyage vers la rampe de lancement d’Arianespace en Guyane française. Deux ensembles de radiateurs doivent être étendus et remis en état et l’extension complète de la tour déployable doit être accomplie. Ce dernier, un tuyau noir épais en matériau composite graphite-époxy, est essentiel pour supporter la structure de l’engin spatial et comprend deux tubes télescopiques. Il séparera les miroirs du télescope du bus de l’engin spatial.

    Les retards ont signifié que le télescope sera lancé alors que la fusée Ariane 5 approche de la fin de sa durée de vie; le booster vétéran sera progressivement abandonné au profit de l’Ariane 6 dans les années à venir.

    Si tout se passe bien, ce lancement aura finalement lieu dans un peu plus de cinq mois, fin octobre 2021. ®

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