La station spatiale russe Mir est revenue sur Terre il y a 21 ans

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  • Aujourd’hui marque le 21e anniversaire du retour de la station spatiale russe Mir sur Terre.

    Alors que la rhétorique de l’agence spatiale russe Roscosmos s’intensifie, il convient de revenir sur la désorbitation du complexe Mir, dont les premiers éléments ont été lancés à l’époque soviétique.

    L’assemblage de la Station spatiale internationale (ISS) était bien avancé lorsque Mir a rencontré sa disparition. En effet, c’est l’engagement de la Russie envers l’ISS qui a mis fin à la station vétéran ; le financement n’existait tout simplement pas pour assurer le fonctionnement des deux programmes.

    L’occupation continue de Mir a pris fin en 1999, avec le retour sur Terre de l’équipage de l’EO-27. Une autre visite a eu lieu en 2000, avec deux cosmonautes passant deux mois à bord de l’avant-poste en vue de son utilisation à des fins commerciales, mais ces plans n’ont abouti qu’à retarder le sort de Mir jusqu’en 2001.

    Les opérateurs tenaient à désorbiter le complexe pendant qu’il restait sous contrôle. Le 26 décembre 2000, le contact a été brièvement perdu en raison d’une panne de courant et un équipage a été mis en attente pour superviser la procédure depuis la station. Ils n’étaient pas obligatoires. En janvier, l’ordinateur et les girodynes de Mir (utilisés pour maintenir l’attitude) ont été remis en ligne et un cargo Progress, chargé de carburant supplémentaire, a accosté le 27 janvier.

    On espérait que la station pourrait encore durer et être propulsée sur une orbite plus élevée avant une éventuelle réoccupation, mais le taux de désintégration couplé à l’âge même du complexe signifiait qu’une désorbite était inévitable.

    Laisser la station descendre par traînée atmosphérique aurait pu entraîner des débris frappant des régions habitées (le Skylab de la NASA avait pulvérisé l’Australie deux décennies plus tôt), de sorte que les moteurs du Progress attaché ont été tirés trois fois le 23 mars 2001. L’orbite de Mir a d’abord été abandonnée à 103 x 137 milles avec les deux premiers tirs. Le troisième et dernier tir a suffi à mettre la station sur une trajectoire vers l’océan Pacifique.

    Le complexe a rencontré l’atmosphère peu après son passage au-dessus du Japon, et ses panneaux solaires ont été arrachés par la force de la rentrée. Ses modules se sont détachés lors de son passage au-dessus du Pacifique, et la disparition de la station était visible depuis les Fidji. Tout ce qui a survécu à la rentrée est tombé dans l’océan et n’a pas été récupéré. Mir avait, comme le disait la Russie, « cessé d’exister ».

    Mais le projet perdure. Mir 2 forme la croupe de la contribution de la Russie à l’ISS et les émissions récentes du patron de Roscosmos, Dmitri Rogozine, ont suggéré que la Russie pourrait retirer sa partie à l’avenir.

    Un geste courageux, compte tenu de l’âge des structures.

    Le module de service Zvezda, construit pour Mir 2 puis mis en service par l’ISS, a été construit dans les années 1980 et lancé en 2000, ce qui signifie qu’il a passé plus de 20 ans en orbite. Mir, en revanche, a géré 15 ans.

    Son sort est un indice de ce qui attend l’ISS et la contribution de la Russie. ®

    Lectures complémentaires

    Mir est bien documenté en ligne, même si nous recommandons celui de David Harland L’histoire de la station spatiale Mir. de Brian Harvey La Russie dans l’espace : la frontière ratée ? était aussi une ressource utile.

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